Samedi 22 août 2009

Communauté : Blog sur l'Esotérisme

La société et les hommes comme nous le rappelle Jung, tend vers une éthique fondamentale. Peu d’humains sont réellement indifférents devant leurs actions et motivations, le jugement est souvent de mise. Il ya le code moral collectif, souvent en adéquation d’ailleurs avec le code pénal en vigueur. Et aussi ce petit sursaut, petite voix qui nous empêche de commettre des actes contredisant notre civisme, même si aucune police n’est présente et témoin des faits. Nommons cela notre conscience si vous voulez.

Socrate l’appelait daïmon et les anciens Romain genius.

 

Mais quelquefois, le mal s’introduit de manière subversive dans l’homme, les ethnologues parlent alors dans les sociétés archaïques de phénomènes de possession. Le thérapeute moderne dira lui que le moi individuel est assailli et vaincu par des images numineuses & archétypiques.

On peut aussi dans ce cas parler d’épisodes psychotiques.

L’être qui subit paradoxalement une « possession », ne se sent pas à priori mal, il se croit doté dans son délire de pouvoirs surhumains espérant enfin exister face à l’Autre !

Croyance qui peut aussi expliquer toutes les résistances que ces personnes mettent en place pour éviter d’être guéris.

 

Marie-Louise von FRANZ nous confie que la forme la plus terrible de de mal qu’elle est rencontrée dans sa vie est celle des individualités tombées dans les archétypes du mal, les phénomènes de possessions.

Les portes d’entrée vers ces chemins tortueux est souvent une addiction, alcool, drogue, solitude, ascése non librement consentie, sexe etc… et même des amours passions mettant en action des personnalités limites avec les risques de contagion psychique que cela peut amener.

Ces praxis amènent les forces de l’au-delà ou de l’en de-ça à se présenter et à réclamer leur dîme.

 

Alors que faire ?

 

Tenter de pratiquer ce que saint AUGUSTIN nommait la plus dure des vertus : la mesure, limiter nos attachements destructeurs ?

Et peut-être surtout nous rappeler que nous sommes sans dieux jaloux, vengeurs et culpabilisateurs nous scrutant sans cesse.

Cette force si elle existe est sans nulle doute loin de la représentation biblique ou autre.

On ne peut faire le bonheur ou le malheur d’un être qu’avec son consentement !

Libre d’aller vers son vice ou sa vertu.




Claude JOUSSEAUME

Par Claude Jousseaume & Michel Fiore - Publié dans : ésotérique
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